
L'évangile de Luc est l'évangile de la miséricorde de Dieu. Au chapitre 7 le repas chez le pharisien (Jésus va chez les pharisiens comme chez les publicains). La femme : on ne sait pas qui elle était. Celui qui aimera le plus est celui à qui on a remis la plus grande dette. "Ses péchés, ses nombreux péchés lui ont été remis puisqu'elle a montré beaucoup d'amour". Si elle n'avait pas été pardonnée, elle n'aurait pas pu montrer tant d'amour.
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L'amour qui pardonne fait jaillir l'amour du pardonné.
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Il ne nous serait pas possible d'aimer si nous n'étions pas pardonnés. Nous ne savons pas à quel moment nous recevons le pardon. "Je veux partir" dit le fils prodigue (Luc 15,18) : c'est peut-être à ce moment-là que le pardon commence.
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La femme inconnue peut représenter chacun d'entre nous. Nous sommes toujours au bénéfice d'une initiative de Dieu qui ne se lasse jamais. Il veut toujours pardonner pour que partout il y ait des jaillissements d'amour.
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La seule chose que nous savons, c'est que Dieu nous aime -il aime avant que l'enfant ait parlé. "Il est revenu à la vie", à la globalité de son existence, existence animée par la vie de Dieu. Nous sommes au bénéfice de cette vie qui nous renouvelle. A chaque instant, nous sommes pardonnés. Nous sommes toujours des pécheurs pardonnés. Si je vis, c'est qu'à tout instant ton amour me remet en harmonie avec toi.
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Le sacrement de réconciliation n'est pas bien situé (sacrement de "nettoyage" !). Les péchés ne sont pas au coeur du sacrement, mais l'amour de Dieu. Dieu l'emporte dans son amour, dans son élan de vie.
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Pierre Michalon
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(extrait de "Vers la Source"
Editions de l'Abbaye de la Rochette-2007)














